santa cecilia

monologue de Abilio Estévez
avec Linnett Hernández Valdés
mise en scène: Ivan Jimenez
traduction: Audrey Aubou et Laure Gauzé

durée: 1h15
teaser santa cecilia

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Santa Cecilia est le premier monologue du triptyque Cérémonies pour des comédiens désespérés (Ceremonias para actores desesperados, 2004), du Cubain Abilio Estévez. Inspiré de la patronne des musiciens, son personnage prête sa voix à une mémoire sensorielle de la Havane : odeurs, lumières, saveurs... Elle demeure au fond de la mer, lieu de transit entre le monde des morts et celui des vivants. Elle déambule dans l’espace intime de son salon et revisite chacun des âges de sa vie. La musique y est sa meilleure compagnie... À commencer par la chanson de Manuel Corona, qui donne son titre au monologue. À entendre parler Santa Cecilia, figure tutélaire du temps, on dirait que rester ancrés dans les souvenirs est aussi une façon de mourir.

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... « La mort a cet effet, nous faire aller de mirage en mirage. Vous autres, vous devez le savoir aussi bien que moi : la mort, ce ne sont pas ces ténèbres dont on a nous a parlé : c’est marcher bêtement au fond de la mer, pour toujours, en croyant aux fantasmes. Et puis du sable. J’en arrive à croire que la mort c’est pareil que la vie »...


Créé le 18 mai 2012 à l'ENS-rue d'Ulm, en salle Dussane.